Changer la vie

05 juillet 2012

La découpeuse de mots #1

 

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03 juillet 2012

La pulsion de vie

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Quand la vie vous anéantit de cette manière, le temps n'est plus. On vit toujours très vite, dans la vie. On se dit après : que le temps passe vite. Et quand la mort arrive, je vous jure, le temps s'arrête. Le temps est long. Les nuits ne passent pas. Les questions sont les mêmes, toujours, encore, plus écorchantes, plus torturantes. Le manque s'installe, durement. Et puis. Il y a toujours un "et puis" chez moi. Au lieu du "oui mais".  Alors, et puis. La pulsion de vie. La pulsion de vie, ce sont les autres. Prennez moi la main, s'il vous plait. Enveloppez mon coeur. Dites moi ça ira tu verras. Dites moi la vérité. J'ai emmagaziné une récolte des autres, tellement rassurante, tellement bienveillante, qu'aujourd'hui, je n'ai plus la pulsion, j'ai la vie. Moi qui aimais être seule, parfois, pour regarder le temps défiler. Ne plus pouvoir. L'angoisse de la mort toute seule et rien d'autre. Après avoir passé des semaines, des jours, des heures à me dire, je veux être heureuse, mais je ne le serais jamais plus. Aujourd'hui je suis comme un enfant qui a eu très mal en tombant, très peur, et qui s'en souviendra, mais qui heureusement, est arrivé à passer à autre chose. Je ne sais pas si je suis bien normale. Car je ne suis pas une enfant. Et puis, je me tourne vers les autres, je vous regarde, je les regarde, et je me dis : dieu merci, ils sont plein de vie. Et enfin, se retrouver dans la chambrette sur les toits de Paris, écouter Mano Solo en boucle, faire brûler du papier d'arménie-hormonie et boire du café, et adorer l'odeur des deux qui se mélangent. Dieu merci, je suis pleine de vie.

 

M. peinturluré, ou quand TataCa fait son éducatrice/Ballon rouge dans le ciel/Addiction au Boggle/Trois gars jouant au ballon rouge/Pancakes du matin/Petit déjeuner ensoleillé/Cuillères gourmandes aux graines de pavot/Des livres pansements/Encore des livres pansements/Lessive pleine de pois de Maman/

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27 juin 2012

Mal d'autrui n'est qu'un songe

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La vie défile. Défilent les bonheurs, les angoisses, les nuits pleines de faux sommeil. Défilent les révisions, les oraux, la douleur de ne pas se sentir à la hauteur, de penser à la brisure qui a tout fait basculer. Défilent les écrits passés avec si peu de conscience, comme un exercice, alors que c'est pour de vrai. Mais c'est toujours écrire. Et c'est plus facile. Plus facile que de parler en tout cas. Défilent les premiers entretiens, les abandons, les promesses, les projets. Défilent les sourires et rires des autres, les moments trésors. Défilent les photos que je prends à tout va, comme si ça pouvait aider, si jamais un jour. Défilent la chaleur et la pluie, en concordance. Défile mon envie d'une autre vie. Défile mon amour si grandissant, cet espace en moi qui n'a pas de limites, pour eux, les frères, la soeur, la mère, le père, l'amoureux, l'amie d'enfance et son bébé, l'amie de Paris, et vous et eux et tous. S'installe en moi la constance d'être heureuse, à tout prix. Sentir mon frère, mon petit frère, m'encourager dans cette voie, le saluer tous les jours, dire tout bas, tu vois, Tristan, on y arrive, t'aurais pû rester encore un peu, on aurait pû encore rigoler encore un bon coup, et même s'engueuler, mais bon tu vois Maman met la musique à fond pour toi dans la maison, alors que je te jure y a personne, elle est pour toi la musique si forte, si forte dans notre coeur à tous. T'aurais pû rester encore un peu, je te jure, y a des chouettes choses qui se passent dans nos vies. Mais tu vois, mon Tristan, on continue, avec toi, partout. Défile la douleur qui, peut-être, est différente. Car accepter que c'était le bout de son chemin. Comme ça. Défile le besoin de se rapprocher de tout ce qui le faisait lui, la musique, les copains toujours, le café, la bouche boudeuse, les moments d'errance, se mettre un chapeau sur la tête. Défile la vie, immuable...

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08 mai 2012

Le besoin des mots

burton

coeur1

paulinechartier1

frigo

muguet

Table

escalier

Les éclaircies sont là. La recette est d'être toujours avec quelqu'un. Quelqu'un qu'on aime de préférence. Et qui nous aime. En retour. La petite soeur était là. Avec elle, pleins de joies de Paris. Cupcakes. Juste à coté de chez moi. Dans des assiettes roses à pois blancs. Le top. Voir Fabien Ruiz, claquettiste de The Artist. L'écouter raconter Fred Astaire, merveilleux danseur parce que passionné de batterie. Se demander si le frère batteur ferait des claquettes. Avec ses airs de dandy, oui. Se marrer entre soeurs en y pensant. Assister à la première du cycle "Paris vu par Hollywood" au forum des images. Faire des photos dans un "comme un vieux" photomaton. Rire encore parce qu'on a rien compris. Et rire de nos têtes. Faire une nuit sans cauchemar. Finir un article pour l'EJE journal. Enfin. Aller manger chez Chartier. Repenser quand on y était, les 5 avec Maman, il y a 6 ans. Maman tellement fière de nous emmener dans cet endroit. Avoir un pincement au coeur. Mais profiter quand même et penser à Maman. Trâiner les passages. Passage Verdeau. Passage des Panoramas. Fureter dans les vieilles cartes du Jura, du Doubs, s'étonner des trouvailles. Faire découvrir les douceurs de Paris et la consommation qui va avec. Aller boire une bière à Bercy village avec des amis du Jura venus pour l'expo de Burton. Ils ont aimé. Passer la soirée chez une fleur dans le cinéma, qui enfin, verra son film passer à Cannes. L'amoureux nous a rejointes. Etre abruties, les deux, par le même mal de tête, violent. Faire une deuxième nuit sans cauchemar. Commencer la journée en se faisant chouchouter les mains. Se faire mettre de la couleur sur les ongles. Et filer. Enfin l'expo de Burton. La petite soeur fait son mémoire sur ses personnages. Se sentir portée par l'univers. La multitude de dessins. Surtout. Et quelque chose de torturé. Comme moi. Comme nous. Décider que les journées d'avant ont été bien fatiguantes. Alors rentrer se reposer. S'endormir devant les bêtises de la télé. Un tout petit peu. Faire sa recette de gnocchis à l'italienne. Faire une compote banane-pommes au goût de thé. Mettre une bougie. Faire une belle table. Pour nous trois. Regarder les Promesses de l'ombre, les trois, sérrés en rang d'oignons dans la toute petite chambre. Aimer encore Vincent Cassel. Et être épatée devant Viggo Mortensen. Faire une troisième nuit sans cauchemar. Traîner un peu le matin. Surveiller le ciel. Et pas de pluie. Alors partir vers Montmartre. Rôder dans les rues. Tomber sur des boutiques fabuleuses. S'offrir sa première tasse Orla Kiely. Et même un petit plateau. Des poires, pas de pommes. La petite soeur, elle s'est offert ses premiers masking tape. Parler dans les hauteurs de Montmartre. Se confier nos peurs en regardant les petits moineaux. Et encore penser. En soupirant de l'intérieur. Au moins. Redescendre vers Saint Georges. Hésiter. Passer par Causses. Se faire offrir des gaufrettes à messages de la petite soeur. Et aller au cinéma. Rigoler. Ne plus trop penser. Rire. Dire ça fait du bien. Remonter dans la petite chambrette. Faire une pause. Voir l'heure passer. Raccompagner la petite soeur au train. Attendre jusqu'au bout sur le quai. Le vent se lève. Faire l'idiote sur le quai. La pluie arrive. Le train est parti. Errer. Errer. Avant de rentrer. Trouver le temps vide. Faire une nuit... avec plein de cauchemars. Mais. Ecrire les mots. Ou les parler. Et sentir que c'est comme ça que ça ira. Reprendre les mots de cette demoiselle pleine de ce que j'aime : "Words are very necessary"

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01 mai 2012

Courts instants

Lune

Merlia

Nono

Paquerettes

1ermai2012

Allumette

 

Bougie

Sac

Et alors oui la vie continue. Le temps se radoucit. Il faut en profiter. Profiter en général. Des gens qui nous aiment. Des gens qui écrivent. De prêt ou de loin. Ceux qui tendent une main. Parfois deux. Et même les bras. Et prendre tout cet amour qui vient par tonne... Même si à l'intérieur, je brûle de son absence. Même si parfois je voudrais m'arrêter sur le bord de la route. Un moment au moins. Pour pleurer. Et pleurer. Encore. On ne peut pas s'arrêter de vivre. Et puis il y a cette faculté au bonheur qui me garde. Même si c'est aujourd'hui un bonheur biaisé, déformé. J'y crois. Je veux. Alors je prends ces mains qu'on me tend. Je rends les sourires. Et parfois même j'arrive à ne plus y penser. L'instant est court. Bref. Car tout revient vite. Son absence percute. Mais certains instants arrivent même à être moins percutants. Regarder les deux frères faire les doux dingues. Ils sont beaux. Attendre l'arrivée de la petite soeur. Demain. A Paris. Espérer remplir le temps avec plein de petits plaisirs. On y arrivera ? On verra. 

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26 avril 2012

"Mais ceux qu'on aime... ils partent."

Dans le ciel

Tristan avait pris cette photo fin août 2011. Souvent, je ne comprenais pas le but de ses photos...

Tout à partir de maintenant est assourdissant. Car il ne sera jamais plus. On pourra crier. Répondre au téléphone qui sonne sans arrêt. Sourire. Et mentir, un peu. Rire beaucoup. On pourra se tenir la main, avec ceux qui restent. Ou bien ne plus arriver à se regarder en face. Car il y a trop de souffrance dans les yeux de certains. Le souffle est court. Le coeur tape toujours plus fort. Vivre fait peur. Vivre paraît surréaliste. Alors qu'il n'est plus là. Deux semaines et quelques jours qu'il n'est plus là. Et toute notre vie paraîtra désormais lente et longue. Parce qu'il n'est plus là. Il est dans nos coeurs ? Il est dans nos souvenirs ? Oui ? Il aurait dû être dans sa vie. Dans nos vies. Et nous aimer encore. Grandir encore.

Le temps est à l'image de ce qu'il se passe dans nos vie. Le vent furieux. Qui mugit. La pluie. Tantôt forte. Tantôt silencieuse. Et puis un puissant rayon de soleil. Qui repart.

On ne pense pas qu'un jour... On se dit pas qu'un jour, le téléphone pourrait sonner. On ne s'imagine pas entendre ces 3 mots. Deux mots. Et un prénom si cher. Et quand ça arrive, on ne pense plus. On est arraché à la réalité. On a beau être né un par un. Numéro 1. Numéro 2. Numéro 3. Numéro 4. Numéro 5. Il n'y pas plus de numéro 4. Et avec lui le déséquilibre est arrivé. Il n'y avait pas de raisons, qu'un jour, nous ne soyons plus que 4. Nous avons grandit ensemble. Nous devions devenir adulte ensemble. Mais ça, plus jamais.

Et puis. Il faut continuer à vivre. Malgré. L'horreur de l'injustice pourrait nous arrêter sur place. Mais non. On ne peut pas. Il faut continuer à aimer ce qu'on aimait avant. Même si ça n'a plus le même goût. Il faut continuer à aimer ceux qui restent. Même si on voudrait l'aimer lui. Et lui dire mille fois. Comme si ça aurait pû l'empêcher de partir. Si vite. Il faut continuer à grandir. Et s'accomplir. Même si on aurait préféré qu'il soit là pour nous dire combien il aurait été fier.

Et la peur de l'avenir. La peur d'un bonheur. Du bonheur. Sera-t-il à jamais amer ?

 

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04 mars 2012

Slowly, slowly....

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coeur

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gnocchis

 

 

Et j'ai dans la tête cette chanson pour enfants, doucement, doucement s'en va le jour... ce serait plutôt doucement, doucement, revient le jour. Journées qui ralongent, alors. Mais allons-y doucement. Pas de brusqueries. Passer du temps à écouter des musiques presques murmurées. Voir le temps s'écouler. Ne pas s'énerver et s'émouvoir, plutôt. Aimer les mots, aimer les phrases, aimer la facilité, se laisser couler. Se la couler douce. Doucement. Remettre un pied dans le grand bassin. Freiner les projections trop hâtives. On verra. Mais sentir, la nuit, quand viennent les trop ténébres, sentir que le coeur bat toujours trop vite et trop fort. Sentir que c'est "trop", tellement que ça réveille en plein sommeil. Et puis se coller au mur froid pour ralentir...

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26 février 2012

Go back to real life

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Du moins, je vais essayer. Après des mois plutôt intenses, beaucoup de travail intellectuel et aussi, de travail dans sa tête, sur soi, sur les autres.

Le mémoire a enfin avancé. Des dossiers ont été imprimés, rendus, relus, détestés. La licence est presque passée. Il ne reste plus qu'un stage, peut-être le plus éprouvant professionnellement, dans un milieu assez inconnu, le polyhandicap.

Des douleurs de coeur, de dos, très fort, le tout avec un asthme qui gagne en profondeur. Mais j'ai décidé de faire comme si il n'était pas là, arrêter de prendre des médicaments qui me dérange, sauf si le besoin est trop fort. Et puis, faut pas se leurrer, il va falloir reprendre le chemin d'une vie plus active physiquement... et il y a de fortes chances que cet asthme disparaisse alors.

Des voyages Paris-Jura, un aller retour par semaine pendant un mois et demi. Et la fatigue de ne se sentir chez soi nulle part. La fatigue de toujours tout transporter d'un endroit à l'autre. La fatigue de voir plein de gens mais de ne passer qu'en coup de vent dans leur vie.

 

Et puis miracle... des vacances décalées, impensable (c'était), impensées, plus tôt que prévu. Et le souffle qui revient. Une escapade dans le nord, un peu de Bruxelles, un peu de Lille. Et puis ne rien faire que s'abrutir d'autres choses que sa propre vie. Et enfin stop, avoir de nouveau envie de revenir à la réalité. Cuisiner, patienter, découper (des légumes et du papier), chercher, coller, théer (boire du thé, encore et encore, et du café aussi), écouter des émissions à la radio, assembler, se laisser vivre et tout en choisissant se qu'on a envie de vivre, sentir, regarder par la fenêtre et aimer l'odeur du Paris gris, changer la place des lumières et trouver que, justement, ça change tout.

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26 septembre 2011

De la rondeur.

Pois

Muffins 3

Pois2

Muffins 2

Muffins 1

En ce moment, des pois, du joli papier cadeau que j'ai trouvé chez le pressier du coin de la rue, gentil, gentil aussi gentil que celui du Jura. Je fais aussi des fournées de muffins avec les nouveaux moules que j'ai acheté cet été. Ils sont très pratiques (peut-être juste pas assez gros). J'ai tenté la recette de Mlle Lobster en remplaçant la banane par de la poire, mais c'était pas une grande réussite, on ne sentait pas le fruit. J'ai trouvé une recette dans le petit bouquin très sympa Les petits gâteaux gourmands des paresseuses de Rosa Jackson (au passage je suis une fan inconditionnelle des paresseuses. J'ai nommé les muffins au Toblerone ! Donc là non plus la réussite n'est pas totale, le problème majeur étant mes difficultés de conversions je crois. Bref c'était trop bourratif (à mon goût), mes copines et mon amoureux n'ont rien osé dire, et oui déjà c'est cool d'avoir des muffins faits maison ! Et puis bonjour pour rapper le Toblerone !

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10 septembre 2011

Laisser l'été derrière....

Foots M

Five

Piscine

Mûres

Maman

roses t

paysage

Quelques dernières vignettes de l'été, sous le signe du soleil, il y en a eu, quand même. La fin de l'été a été plus douce qu'au commencement, et je n'avais envie que de ça, de la douceur, comme la caresse du soleil à 20h du soir, comme les mûres dans le crumble, comme un repas enfin tous, comme le regard d'une maman sur ses enfants là, réunis, comme les derniers moments partagés avec les personnes qui ont fait mon été, qui font ma vie, mais que je dois quitter un peu...

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