26 avril 2012

"Mais ceux qu'on aime... ils partent."

Dans le ciel

Tristan avait pris cette photo fin août 2011. Souvent, je ne comprenais pas le but de ses photos...

Tout à partir de maintenant est assourdissant. Car il ne sera jamais plus. On pourra crier. Répondre au téléphone qui sonne sans arrêt. Sourire. Et mentir, un peu. Rire beaucoup. On pourra se tenir la main, avec ceux qui restent. Ou bien ne plus arriver à se regarder en face. Car il y a trop de souffrance dans les yeux de certains. Le souffle est court. Le coeur tape toujours plus fort. Vivre fait peur. Vivre paraît surréaliste. Alors qu'il n'est plus là. Deux semaines et quelques jours qu'il n'est plus là. Et toute notre vie paraîtra désormais lente et longue. Parce qu'il n'est plus là. Il est dans nos coeurs ? Il est dans nos souvenirs ? Oui ? Il aurait dû être dans sa vie. Dans nos vies. Et nous aimer encore. Grandir encore.

Le temps est à l'image de ce qu'il se passe dans nos vie. Le vent furieux. Qui mugit. La pluie. Tantôt forte. Tantôt silencieuse. Et puis un puissant rayon de soleil. Qui repart.

On ne pense pas qu'un jour... On se dit pas qu'un jour, le téléphone pourrait sonner. On ne s'imagine pas entendre ces 3 mots. Deux mots. Et un prénom si cher. Et quand ça arrive, on ne pense plus. On est arraché à la réalité. On a beau être né un par un. Numéro 1. Numéro 2. Numéro 3. Numéro 4. Numéro 5. Il n'y pas plus de numéro 4. Et avec lui le déséquilibre est arrivé. Il n'y avait pas de raisons, qu'un jour, nous ne soyons plus que 4. Nous avons grandit ensemble. Nous devions devenir adulte ensemble. Mais ça, plus jamais.

Et puis. Il faut continuer à vivre. Malgré. L'horreur de l'injustice pourrait nous arrêter sur place. Mais non. On ne peut pas. Il faut continuer à aimer ce qu'on aimait avant. Même si ça n'a plus le même goût. Il faut continuer à aimer ceux qui restent. Même si on voudrait l'aimer lui. Et lui dire mille fois. Comme si ça aurait pû l'empêcher de partir. Si vite. Il faut continuer à grandir. Et s'accomplir. Même si on aurait préféré qu'il soit là pour nous dire combien il aurait été fier.

Et la peur de l'avenir. La peur d'un bonheur. Du bonheur. Sera-t-il à jamais amer ?

 

Posté par Camariama à 16:37 - Commentaires [6] - Permalien [#]


Commentaires sur "Mais ceux qu'on aime... ils partent."

    Je pense à toi, même si les mots me manquent.

    Posté par trifaze, 26 avril 2012 à 19:29 | | Répondre
  • De douces pensées pour toi et tes proches.

    Posté par Ma Blonde-Paris, 26 avril 2012 à 21:57 | | Répondre
  • il est dur ce message, mais il résonne tellement en moi... croire en ce qu'ils nous laissent, ces précieux cadeaux de l'esprit.. je pense à toi, bcp, bcp!

    Posté par clémence, 29 avril 2012 à 17:00 | | Répondre
  • Toutes mes pensées de soutien face à l'inacceptable.

    Posté par rosaannoma, 30 avril 2012 à 17:05 | | Répondre
  • pourtant, ne jamais dire il faut.....et il faut pourtant....

    Posté par Violetteb, 01 mai 2012 à 13:25 | | Répondre
  • Je suis vraiment

    Désolée ... Toutes mes condoléances . Je t'envoie de la force du courage et l'envie de continuer car même si la vie ne sera plus jamais pareil il faut avancer coûte que coûte ....
    C'est tellement difficile ....

    Posté par Christel, 04 mai 2012 à 22:07 | | Répondre
Nouveau commentaire